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Travail à distance : réalités d'hier et d'aujourd'hui

Alors que des millions de personnes continuent à travailler depuis leur domicile, James Pomeroy, directeur LR Group Santé Sécurité, évoque les défis auxquels beaucoup d'entre nous ont été confrontés.

Pour de nombreuses entreprises, la technologie a permis aux salariés de passer rapidement au travail à distance. Pour certaines d'entre elles, cette nouveauté dans les systèmes a posé des problèmes.

Pour d'autres, notamment pour celles qui avaient déjà effectué des tests de panne avant la pandémie ou juste par anticipation étaient les mieux préparées.

Chez LR, nos outils systèmes ont plutôt bien fonctionné parce qu'ils sont basés sur le "Cloud" et que nous avions déjà fait en amont, des investissements importants sur notre culture de travail à distance.

Cela ne veut pas dire que cela n'a pas été sans difficultés. D'un point de vue ergonomique, la plupart des personnes peuvent travailler pendant une courte période avec un ordinateur portable, mais une utilisation prolongée peut devenir un véritable problème.

La plupart des organisations ne l'offrent normalement qu'aux salariés dont les postes et fonctions justifient au qutidien des missions basées à domicile à temps plein ou à temps partiel.

Voici quelques conseils à retenir selon James Pomeroy  afin de réduire les risques du télétravail permanent et notamment ceux liés au temps passé sur les écrans :

  • Interrompez les longues périodes de travail par des pauses (au moins cinq minutes toutes les heures) ou des changements d'activité
  • Évitez les postures statiques et gênantes en changeant régulièrement de position
  • Se lever , bouger ou faites des exercices d'étirement
  • Éviter la fatigue oculaire en changeant de focus ou en clignant des yeux de temps en temps

Maintenir les équipes en bonne santé 

"J'ai eu la chance d'avoir été formé au début de ma carrière à la sécurité par un expert renommé et l'un des pionniers de l'IOSH ( Institution of Occupational Safety and Health  très célèbre en Angleterre), John Ridley, qui a écrit l'un des premiers guides sur la santé sécurité en entreprise. Les questions qu'il a soulevées pour déterminer comment assurer la sécurité physique et mentale des personnes sur le lieu de travail sont toujours d'actualité encore aujourd'hui "explique James Pomeroy : 

Et Après ? Le retour au bureau 

Si certains pays ont déjà vu leur équipes revenir sur sites;  d'autres sont encore en quarantaine et réfléchissent à la manière de réintégrer progressivement les employés sur sites.

Alors que le recours au télétravail a pu être relativement rapide et universel, le retour  physique au bureau sera probablement échelonné et progressif.

Outre les conseils de nos gouvernements, les autres facteurs de risques sont les moyens de transport utilisés par les employés pour se rendre au bureau, les situations personnelles telles que la présence d'enfants à la maison et la capacité des entreprises à faciliter la distanciation sociale sur le lieu de travail.

Les employés qui sont plus vulnérables au virus ou vivant avec des membres vulnérables devront continuer à télétravailler.

Dans l'idéal, les entreprises devraient tenir compte de la situation de chaque employé pour décider qui doit retourner au bureau en premier. Les entreprises ont un devoir de vigilance envers tous leurs employés.

Déplacements professionels ? 

Les voyages d'affaires  sont susceptibles de rester compliqués pendant une longue période.

Avec la crainte d'importer de nouveaux cas, les restrictions de voyage sous diverses formes vont probablement subsister, allant du renforcement du dépistage et de la mise en quarantaine aux restrictions d'entrée pour les citoyens de pays où le virus se développe ou est perçu comme n'étant pas contrôlé.

La disponibilité des vols devrait également rester limitée, car les compagnies aériennes s'efforcent de maintenir des règles de distanciation sociale à bord et d'assurer un nombre suffisant de passagers pour rendre les itinéraires viables.

Certains analystes de la sécurité suggèrent que COVID-19 va probablement remodeler les restrictions d'entrée aux frontières pour des raisons de santé et d'hygiène, de la même manière que le 11 septembre a modifié les précautions à prendre pour la sécurité des voyageurs. Si cela s'avère être le cas, nous devons examiner la manière dont les voyages  seront effectués au cours des prochains mois, en accordant une plus grande attention à la planification et à l'autorisation avant le voyage, ainsi qu'à la gestion médicale pendant le voyage.

Maintenons la vigilance

Lorsque le déconfinement prendra fin et que l'interaction sociale reprendra, il est probable que nous assisterons à une augmentation des groupes de cas suspects et réels. Les entreprises doivent s'y préparer, notamment en ce qui concerne la planification du travail sur site et la réaction aux maladies signalées et aux contacts potentiels.

Il sera essentiel de tenir compte de la manière dont les gens interagissent et du lieu où ils le font. C'est particulièrement important étant donné que le virus devrait rester avec nous pendant de nombreux mois et que la complaisance et la lassitude à l'égard des précautions à prendre seront de plus en plus problématiques.

Approche du risque à l'avenir 

Les entreprises qui ont le mieux réagi sont celles qui ont adopté une vision plus large de leurs risques, investi dans des systèmes et, surtout, mis l'accent sur l'agilité et la résilience dans le cadre de leur approche de la sécurité et de la gestion des risques.

Certains systèmes de gestion tels que la norme ISO 45001:2018 exigent des organisations qu'elles établissent et maintiennent des procédures pour identifier les scénarii d'urgence potentiels, qu'elles réagissent aux accidents et aux situations d'urgence et qu'elles préviennent en atténuant les impacts et les risques environnementaux qui peuvent être associés aux accidents et aux situations d'urgence.

Nous avons entendu directement des entreprises qui ont été certifiées selon la norme ISO 22301 de gestion de la continuité des activités qu'elles se sont senties aussi bien préparées qu'elles auraient pu l'être à toute perturbation qui les a mises en première ligne pour faire face à la pandémie.

D'autres normes intègrent un élément de résilience organisationnelle qui a permis aux entreprises d'avoir la certitude d'avoir mis en place les bons systèmes et process pour les aider à passer rapidement au télétravail.

Toutefois, de manière assez compréhensible, les urgences identifiées historiquement ont tendance à être des incidents que nous avons déjà connus, comme les incendies, les blessures/maladies,  les fuites, le sauvetage dans des espaces confinés, les conditions météorologiques défavorables comme la neige, le vent, les incidents de sécurité , les violences et agressions. L'accent a essentiellement été mis sur les incidents qui ont leur origine au sein de l'organisation et qui sont liés à son emplacement, à la nature du travail, aux machines, aux produits chimiques ou aux risques voisins.

À l'avenir, les organisations doivent tenir compte d'autres incidents irréguliers et anormaux qui se produisent en dehors du lieu de travail, car la fréquence et l'intensité de ces événements augmentent.  Elles seront ainsi mieux préparées et mieux armées pour faire face à de tels cas lorsqu'ils se produiront à nouveau.

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